Association des Lecteurs de Claude Simon

Claude Simon et les autres arts

Dernière modification le mardi 13 septembre 2016

Avant de devenir écrivain, Claude Simon a été attiré par d’autres arts. Dès la fin de ses études secondaires, alors qu’il entreprend sans enthousiasme des études de droit, il commence à peindre, fréquente l’atelier Julian, rue du Dragon. Avec son ami Alfred Cassou, il s’inscrit ensuite à l’Académie André Lhote, rue d’Odessa, dont il décriera beaucoup l’enseignement par la suite.

Très influencé par Picasso et le Cubisme Il fait ses apprentissages en autodidacte, fréquente un moment le groupe de l’Art Mural, partage avec les surréalistes le goût des masques d’Afrique et d’Océanie et celui de la photographie. Certaines de ses photographies seront publiées en revue avant la guerre, par exemple « Danseuses », dans Verve, 4, novembre 1938.

Dans l'atelier de François Desnoyers, Paris, printemps 1944

Après la guerre, il abandonne le Cubisme et dit expérimenter une influence plus vague, plus incertaine, entre Van Gogh, Bonnard, Vuillard, Picasso époque Lautrec ; ses toiles s’intitulent « Le fiacre au cheval blanc », « Le quatuor à cordes », « La procession », « nu de Renée au fauteuil rouge ».

Sa deuxième épouse, Yvonne Ducuing, est aussi peintre et sculpteure. Durant la fin des années 40, Simon continue à peindre, des toiles très influencées par Picasso ; il découvre la peinture de Dubuffet et de Miró.

Mais l’écriture prend davantage d’importance dans sa vie, et il va arrêter définitivement de peindre au début des années 50, conscient de ne pas avoir trouvé sa facture propre ; il détruira plus tard (à la mort d’Yvonne en 1999) la plupart de ses tableaux.

Il continuera toutefois, tout au long de sa vie, à dessiner, faire des photographies et réaliser des collages.

Salses, photographie de Patrick Longuet

Certaines de ses photographies ont été reprises dans des albums :

- Album d’un amateur en 1988
- Photographies en 1992

et d’autres exposées au Musée national d’art moderne – Centre Pompidou

Claude Simon a également été tenté par le cinéma.

Il a travaillé à deux reprises sur des projets d’adaptation, de La Route des Flandres en 1961, projet qui ne se concrétisera pas, et de Triptyque, sous le titre L’Impasse, pour une chaîne de télévision allemande en 1975.

Mots-clés

Cinéma  Collages  Dessin  Peinture  Photographie 
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